Plaidoyer "Pour un périscolaire qui reste pensé avec les acteurs du territoire"

Les MJC de Lyon s'expriment sur les accueils périscolaires 
"Pour un périscolaire qui reste pensé avec les acteurs du territoire"

L’accessibilité des familles aux services périscolaires est un enjeu central, et l’ambition de soutenir les enfants dès le plus jeune âge est largement partagée. Mais cette réflexion ne peut se limiter à une annonce de gratuité ou à un chiffrage budgétaire, sans prendre en compte la réalité du terrain et les acteurs qui font vivre ces services au quotidien. L’accessibilité des familles aux services périscolaires est un enjeu central, et l’ambition de soutenir les enfants dès le plus jeune âge est largement partagée. Mais cette réflexion ne peut se limiter à une annonce de gratuité ou à un chiffrage budgétaire, sans prendre en compte la réalité du terrain et les acteurs qui font vivre ces services au quotidien.

Sur le territoire lyonnais, le périscolaire repose depuis de nombreuses années sur l’engagement des MJC et autres associations d’éducation populaire, présentes dans de nombreuses écoles. Ces structures ne se limitent pas à une logique de service : elles portent un véritable projet associatif et éducatif, construit dans la durée, en lien avec les collectivités, les familles et les acteurs du territoire.

Le périscolaire du soir n’est plus un simple temps de garderie, et encore moins un prolongement du temps scolaire pour des enfants dont les journées sont déjà bien chargées. C’est un espace éducatif à part entière, pensé pour permettre aux enfants de souffler, de jouer, de créer, de coopérer et de grandir autrement. Cette qualité repose sur des équipes formées, stables et ancrées localement.
Ce modèle repose aussi sur des emplois associatifs essentiels. De nombreuses personnes, souvent en situation de monoparentalité ou à faibles revenus, trouvent dans ces postes une stabilité professionnelle et sociale précieuse. Le périscolaire est donc à la fois un service aux familles, un levier éducatif et un vecteur d’emploi et d’insertion sur le territoire.

La complémentarité entre la collectivité et les associations d’éducation populaire ne s’est pas construite en un jour. Elle s’est inscrite dans la durée, au fil de plusieurs mandats, et a permis de concilier accessibilité, qualité éducative et ancrage local. Toute évolution du périscolaire, y compris sur la question de la gratuité, gagnerait à s’appuyer sur cet existant et sur l’expertise des acteurs associatifs. Non pour freiner le changement, mais pour éviter qu’une décision unilatérale ne fragilise un équilibre construit collectivement, au bénéfice des enfants, des familles et du territoire.

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